|
||||||||||||||||||||||||
|
|
5
mars 2005 - La
condition des femmes a empiré en dix ans. 8 Mars 2005 : Journée Internationale des Droits de la Femme La condition des femmes a empiré ces dix dernières années, malgré les promesses des gouvernements d'appliquer l'égalité entre les sexes, selon un rapport publié à l'occasion de la Conférence internationale sur les droits des femmes, qui se tient jusqu'au 11 mars au siège de l'ONU à New York. Cette conférence est organisée dix ans après celle de Pékin sur l'égalité des sexes et la promotion de la femme. Le programme d'action adopté à l'époque définissait plusieurs domaines prioritaires, comme les femmes et la pauvreté, l'éducation et la formation, la santé, y compris reproductive, la violence, les conflits armés, l'économie, les droits de l'homme ou l'environnement. Dix ans plus tard, le nom du rapport de 207 pages, publié jeudi, en dit long sur le bilan établi par les délégués de 130 pays: «Pékin trahi». «Les femmes ne veulent plus des mots de leurs gouvernements, elles veulent de l'action, elles veulent des moyens et elles veulent que les États protègent et fassent progresser les droits des femmes», poursuivent les auteurs du document. Lors d'une conférence de presse, la directrice de l'Organisation pour l'environnement et le développement des femmes, June Zeitlin, a souligné que «les réalités décrites par les femmes contrastent souvent avec les rapports officiels établis par leurs autorités». «Nous observons des tendances importantes: une pauvreté grandissante, des inégalités, une militarisation accrue et une opposition fondamentaliste aux droits des femmes, a-t-elle regretté. Mais malgré les efforts de certains pays pour «protéger et améliorer les droits des femmes au niveau national», les conditions de vie de nombreuses femmes ont empiré en dix ans dans certaines régions, estime le rapport. La violence touche ainsi environ deux tiers des femmes dans le monde. Au Kazakhstan par exemple, plus de 60% d'entre elles ont subi des violences physiques ou sexuelles au moins une fois dans leur vie. Aux États-Unis, 31% des femmes rapportent avoir été agressées sexuellement par leur mari ou compagnon. Et en 2000 en Colombie, 44% des femmes mariées ont été violentées par leurs époux, selon le rapport. De même, les gouvernements ne semblent guère se préoccuper du trafic d'êtres humains, notamment les mariages forcés ou la prostitution. Selon le texte, jusqu'à 175 000 femmes sont entraînées chaque année dans «l'industrie» du sexe dans les pays de l'Est et de l'ex-Union Soviétique. Femmes et fillettes risquent par ailleurs d'être contaminées par le sida, principalement parce qu'elle restent confrontées à une «contrainte sexuelle». À Pékin, les États s'étaient également engagés à atteindre l'objectif de 30% de femmes dans les administrations. Dix ans plus tard, seuls 15 pays ont respecté leur promesse. Le rapport énumère également ce qu'il appelle «les douze salopards», c'est-à-dire des pays qui n'ont aucune élue au Parlement, au premier rang desquels quatre États du Moyen-Orient: l'Arabie Saoudite, Bahreïn, les Émirats Arabes Unis et le Koweït; les huit autres pays montrés du doigt sont la Guinée-Bissau et des micro-États du Pacifique: Micronésie, Nauru, Palau, St-Kitts et Nevis, Iles Salomon, Tonga, Tuvalu. |
|
|
||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||