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octobre 2004 - Des
millions de femmes mutilées chaque année.
Chaque
année, on estime à environ deux millions de
nombre de fillettes qui sont génitalement mutilées
en Afrique seulement.
Au total, 130 millions de femmes auraient subies l'ablation du clitoris et
des petites lèvres vaginales, opération qui porte le nom d'excision.
Cette opération, faite dans des conditions d'hygiènes déplorables
par des personnes, souvent des femmes exciseuses, qui exercent illégalement
au su de tous et des autorités particulièrement, est pratiquée
sans anesthésie avec des simples lames de rasoir.
Les fillettes sont amenées par leur mère, et elles passent
en file dans les mains des tortionnaires.
La suite est tout aussi réjouissante pour les jeunes filles : au fur
et à mesure qu'elles grandissent, apparaissent des douleurs, des saignements,
des infections, avec lesquelles elles doivent vivre le restant de leurs jours.
Les raisons invoquées le plus souvent par les défenseurs de
ces pratiques moyenâgeuses sont le respect des coutumes culturelles
ou bien encore une meilleure hygiène intime pour les femmes. Qui peut
encore croire de telles affirmations, qui ne servent qu'à couvrir
une guerre ouverte des sexes, opposant l'homme, tout puissant dans les "coutumes" locales
d'un trop grand nombre de pays, et la femme, soumise et interdite de plaisir
sa vie durant. Elle se trouve ainsi reléguée au simple rang
de "pondeuse" d'enfants !
L'illetrisme et le peu d'éducation des femmes, notamment en Afrique,
est l'un des fléaux qui mènent à de telles pratiques.
Les femmes elles-mêmes envoient leurs fillettes se faire mutiler.
Mais
la prise de conscience se fait progressivement. De nombreuses
voix se lèvent enfin pour condamner ces pratiques,
les rendre illégales, dénoncer les promoteurs.
Des religieux musulmans ont même commencé à indiquer à leurs
communautés que l'excision n'était pas un commandement du prophète
et qu'elle pouvait être dangereuse pour la santé.
Reste que 2 millions de fillettes, uniquement en Afrique, reçoivent
ce traitement de faveur qu'aucune femme censée ne voudrait reçevoir
en occident.
En occident, où pourtant l'on pratique l'excision de manière
illégale sur un nombre indéterminé de femmes, aucune
statistique n'étant disponible, dans les communautés d'origine
africaine sub-saharienne principalement.
Afrik.com
: dossier sur l'excision