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27
mai 2005 - Les
femmes et les basses castes, laissées-pour-compte de
l'aide aux victimes du tsunami Human Rights Watch affirme que les femmes et les basses castes ont été discriminées en Inde dans la distribution de l'aide aux victimes du tsunami et appelle Bill Clinton, envoyé spécial de l'ONU dans les pays touchés par le raz-de-marée, à user de son influence pour les aider. Le rapport de HWR rendu public vendredi 27 mai (heure de New Delhi) alors que l'ancien président américain, nommé en février à cette fonction par le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, effectue une visite dans la région, en commençant par l'Inde où il est arrivé mercredi. Dans un communiqué citant le rapport, HRW estime que l'aide aux victimes du tsunami a omis "des parties vulnérables de la population affectée, en particulier les femmes, les enfants, les handicapés, les dalits (basses castes) et les groupes tribaux". "Les
groupes historiquement marginalisés en Inde ont souffert
de discrimination" et le gouvernement, dans ses efforts
déployés pour les secours, a "échoué à consulter
de façon adéquate les communautés locales
sur les relogements et la compensation pour la perte des moyens
de subsistance et propriétés", dit HRW. Dans de nombreux cas, le gouvernement indien a échoué à faire respecter la loi pour protéger les groupes vulnérables, poursuit l'ONG. "Les puissants ont essayé de tirer avantage de la ruée pour reconstruire et se rétablir aux dépens des droits fondamentaux des groupes vulnérables" dans les pays touchés par le tsunami, affirme le directeur de la branche Asie de HRW, Brad Adams. HRW appelle Bill Clinton à utiliser son influence pour inverser la tendance. "Bill Clinton devrait insister auprès du gouvernement indien pour qu'il assure la protection des droits de l'homme mieux que cela n'a été fait auparavant", dit HRW. HRW appelle aussi le gouvernement indien à prendre des mesures pour que les dizaines de milliers de victimes qui ont des difficultés à montrer des documents pour appuyer leurs demandes de compensations ou de relogement ne soient pas ignorées. Plus de 16 000 personnes sont mortes dans le raz-de-marée en Inde, sur un total de quelque 273 000 dans la région de l'océan Indien. Source : HRW |
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