| Haïti
et République Dominicaine |
26
mai 2004
-
600 morts dans les intempéries sur l'île
d'Hispaniola.
AFP
- Saint-Domingue, République
Dominicaine
Près
de 600 personnes ont trouvé la mort dans les
intempéries qui se sont abattues ces derniers
jours sur l'île d'Hispaniola, partagée
entre la République
Dominicaine et Haïti,
selon les bilans officiels qui seront certainement
revus à la hausse en raison du nombre élevé
de disparus.
À
Jimani (sud-ouest de la République
Dominicaine), la ville la plus lourdement frappée
qui comptait 11.400 habitants selon le dernier recensement
de 2002, le dernier bilan officiel communiqué
mercredi fait état de 195 morts.
«Nous
avons compté, jusqu'à maintenant, 195
cadavres d'hommes, de femmes et d'enfants» à
Jimani, à la frontière avec Haïti,
victime dans la nuit de dimanche à lundi du
débordement d'un fleuve, a déclaré
le président de la Commission nationale d'urgence
(CNE), Radhames Lora Salcedo.
Après
plusieurs jours de pluies diluviennes provoquées
par la combinaison d'une dépression et d'une
onde tropicale, les eaux du fleuve, qui prend sa source
à Haïti, et les coulées de boue
ont ravagé deux quartiers habités par
des Dominicains et des Haïtiens.
La
région du sud-ouest de la République
dominicaine, où l'immigration est importante,
est également l'une des plus pauvres du pays.
Le
président de la CNE a averti que le bilan devrait
être plus élevé, car «le
chiffre des morts augmente tout le temps».
Alors que les précipitations ont diminué,
les équipes de secours cherchaient d'éventuels
survivants, autorités et associations organisant
les opérations d'aide aux sinistrés.
Pour
éviter les risques d'épidémie,
les autorités enterrent les corps dans des
fosses communes.
Dans
le reste du pays, selon le CNE, neuf personnes ont
péri à la suite des intempéries
et les dégâts sur l'agriculture et les
infrastructures sont importants.
Dans
le pays voisin, Haïti, les pluies torrentielles
qui se sont abattues dimanche ont fait 375 morts,
selon un bilan provisoire fourni mercredi par la protection
civile.
La
ville la plus touchée a été Fonds
Vérettes, au nord-est de la capitale Port-au-Prince,
avec 158 morts mais aussi 546 maisons détruites
et 3000 sinistrés, selon la même source.
Bâtie
sur le lit d'une rivière, cette bourgade et
ses environs qui comptent au total quelque 45 000
habitants, la plupart agriculteurs, avaient déjà
enregistré des dizaines de morts lors du passage
du cyclone George en 1998 et de la tempête tropicale
Gordon en 1994.
Les
autres victimes ont été principalement
enregistrées dans le département du
sud-est, frontalier avec la République dominicaine
où les cultures ont également été
affectées.
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