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4 octobre 2005 - Handicap International se bat contre les BASM (bombes à sous-munitions) > Visitez le site Sousmunitions.org
<< 29 juin 2005 : Wahid, 12 ans, se promène avec son frère de 9 ans dans son quartier de Kerbala, Iraq, lorsque les deux garçons sont attirés par un objet métallique étrange. Wahid s'en saisit. L'objet explose. La zone avait été bombardée, malgré la présence évidente de civils, avec des bombes à sous-munitions. Wahid n'est qu'une des très nombreuses victimes de ces bombes à sous-munitions, larguées par millions sur des zones de conflits où se trouvent des civils. BASM : bombe à sous-munitions, qu'est-ce que c'est ?
Les bombes à sous-munitions (BASM) sont une catégorie de munitions destinée à « arroser » un large périmètre. Leur principe est simple : un gros conteneur (bombe, obus, missile, roquette), est rempli de bombelettes (les sous-munitions). Le conteneur s'ouvre et disperse les sous-munitions au dessus d'une zone, créant ainsi un tapis d'explosions pouvant couvrir plusieurs hectares ! Une menace permanente pour les populations civiles Les civils qui vivent et travaillent dans les zones touchées risquent d'être tués ou mutilés pendant les bombardements. De plus, entre 5 et 30% des sous-munitions n'explosent pas à l'impact : gisant sur le sol, dans les arbres ou sur le toit des maisons, elles se transforment, de facto, en véritables mines antipersonnel, prêtes à exploser au moindre contact. Elles font ainsi courir une menace mortelle aux populations civiles en cas de manipulation (lors de travaux agricoles, de déboisement, de reconstruction…). Attirés par les couleurs vives de certaines sous-munitions, les enfants sont particulièrement exposés au danger. Pour les victimes, tuées ou mutilées des années parfois après la fin des conflits, il n'y a aucune différence entre une mine antipersonnel et une sous-munition non explosée. Une violation du droit humanitaire international En n'opérant aucune distinction entre cibles civiles et militaires, les bombes à sous-munitions violent les principes du droit international humanitaire. Pourtant, alors que les mines antipersonnel sont interdites, les bombes à sous-munitions sont massivement utilisées : au Kosovo, en Afghanistan ou en Irak, ce sont plusieurs millions de sous-munitions qui ont été déversées tuant et mutilant plusieurs milliers de personnes pendant et après les conflits. Taux de raté : défaillance acceptée ou volonté délibérée ? De nombreuses causes expliquent la défaillance des sous-munitions (complexité du mécanisme d'allumage, défauts de production et d'assemblage, conditions climatiques et environnementales sur le terrain des opérations , non-respect des critères d'utilisation), sans répondre à la question principale : pourquoi utilise-t-on une arme aussi fragile et défaillante ? Et que penser des particularités physiques de certaines munitions, telle la couleur, qui les font étrangement ressembler aux colis de survie largués eux aussi par avion. Trop défaillantes, trop faciles à confondre… On peut naturellement se demander si l'emploi de telles armes ne cache pas une volonté délibérée de « miner » les terrains d'opérations ; un moyen efficace et surtout légal aujourd'hui que, suite à une vaste mobilisation internationale, les mines antipersonnel sont interdites dans une majorité de pays. Une utilisation massive : la responsabilité des états et des entreprises Près de 70 États stockent des sous-munitions dans leurs arsenaux. A eux seuls, les Etats-Unis en possèdent plus d'1 milliard ! Devant l'ampleur des stocks détenus par ces pays, on est en droit de penser que, s'ils décidaient d'utiliser l'intégralité de leur stock, cela provoquerait une hécatombe comparable à celle provoquée par les mines antipersonnel. Plus de 85 entreprises, dans 34 États, ont produit au moins 210 sortes de bombes à sous-munitions. Au moins 59 entreprises continuent à produire et à faire la promotion des systèmes à sous-munitions ou des sous-munitions. La moitié d'entre elles sont basées en Europe et 8 aux États-Unis. Il apparaît, au vu des transferts d'armements que 9 pays ont contribué à la prolifération de cette menace en vendant à 46 États près de 30 sortes de systèmes d'armes à sous-munitions. > Carte des pays qui utilisent ou ont utilisé ces armes illégales Handicap International est une ONG (Organisation Non-Gouvernementale) qui se bat pour prévenir, réparer, accompagner et intervenir en urgence pour améliorer les conditions de vie des personnes en situation de handicap ou de vulnérabilité. Elles est active dans plus de 40 pays du monde. Sources : Handicap International |
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