2
mars 2004
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Haiti est en situation critique.
Simon
Bédard - PopulationData.net
Des
bandes de rebelles armés, formées entre
autres d’anciens partisans du président
Jean-Bertrand Aristide ayant retourné leurs
vestes et de partisans d’anciens dictateurs,
ont réussi à chasser Aristide du pouvoir.
Depuis
quelques semaines avant sa démission, le dimanche
29 février 2004, les rebelles menaçaient
Port-au-Prince et avançaient dans le pays en
prenant par la force une ville après l’autre
en affrontant violemment toute résistance.
De l’autre côté, la police et les
chimères, bandes armées pro-Aristide,
tentaient de mâter tout aussi violemment la
révolte.
La
population s’est retrouvée coincée
entre les deux camps. Il y a eu des centaines de morts.
Face
à cette escalade de violence, les citoyens
étrangers ont été rapatriés
dans leur pays.
Les
informations émanant de plusieurs sources diffèrent.
Il est donc difficile de tracer un portrait clair
et précis de la situation.
Une
chose est sûre, le départ du président
démocratiquement élu et considéré
par certains comme un dictateur, bien que soulagement
pour plusieurs Haïtiens, marque l’échec
politique du pays le plus pauvre de l’hémisphère
Nord. Le plus grand espoir réside maintenant
dans l’intervention de la communauté
internationale.
Les
premières forces de paix, principalement américaines,
françaises et canadiennes, ont été
dépêchées à Haïti
pour stabiliser le pays.
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