| République
Démocratique du Congo |
27
janvier 2003
-
Résolution de l'ONU contre le pillage de la
République Démocratique
du Congo.
AFP
- New York (ONU)
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté
vendredi une résolution dans laquelle il réaffirme
sa «préoccupation» devant la poursuite du pillage
des ressources naturelles de la république démocratique
du Congo (RDC).
La
résolution 1457, adoptée à l'unanimité des 15 membres
du Conseil, reconduit également pour six mois le groupe
d'experts chargé, notamment, de rassembler des informations
sur ce pillage et formuler des recommandations pour
y mettre un terme. Cette résolution «invite» aussi
«tous les particuliers, les entreprises et les États
nommément mentionnés» dans le premier rapport du groupe
à faire parvenir «par souci de transparence» dans
les trois mois les observations qu'ils peuvent avoir
à formuler.
Ce premier rapport du groupe, publié le 21 octobre,
citait nommément le Zimbabwe, l'Afrique
du Sud, le Rwanda, l'Ouganda, indiquant qu'ils
avaient monté après le retrait de leurs troupes de
RDC des réseaux
permettant de continuer à piller les richesses naturelles
du pays. Ce rapport donne également les listes de
plus d'une centaine d'individus et de sociétés soupçonnées
de prendre part à ce pillage, établies dans des pays
du monde entier, de l'Afrique
du Sud au Kazakhstan en passant par le Canada,
la Chine, la Belgique
ou la Grande-Bretagne.
Dans la résolution 1457, le Conseil de sécurité estime
que le pillage de la RDC
«constitue l'un des principaux éléments qui entretiennent
le conflit dans la région» et «exige que tous les
États concernés prennent immédiatement des mesures
pour mettre fin à ces activités illégales».
Le Conseil, notant «avec satisfaction» que la RDC
a engagé une procédure judiciaire et suspendu les
responsables cités dans le rapport et que l'Ouganda
a décidé de créer une commission d'enquête, «exhorte
en particulier les gouvernements zimbabwéens et rwandais
à coopérer avec le groupe et à enquêter sur les accusations
formulées».
L'Afrique du Sud,
le Zimbabwe et le Rwanda avaient rejeté les conclusions
du rapport, qualifiées par Kigali «d'allégations sans
fondement et de contre-vérités flagrantes».
Le Conseil de sécurité évoque également la tenue «en
temps voulu» d'une conférence internationale «sur
la paix, la sécurité, la démocratie et le développement
dans la région des Grands Lacs».
Le conflit dans l'est
de la RDC, qui a impliqué au plus fort des affrontements
les armées de sept pays et de multiples mouvements
armés, est l'une des guerres les plus meurtrières
du continent avec 2,5 millions de morts, en majorité
des civils, en quatre ans.
Source : site internet de Cyberpresse