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6 avril 2007 - Journée internationale contre les mines
La Journée internationale contre les mines qui est célébrée chaque année début avril est l'occasion d'évoquer les autres munitions qui peuvent faire des dégâts terribles contre les civils - ce que l'on appelle les munitions non explosées, a dit le 3 avril le responsable du maintien de la paix de l'ONU, Jean-Marie Guéhenno. « Cela comprend les missiles non explosés, les obus de mortier et les bombe à sous-munitions », a expliqué le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix lors d'une conférence de presse à New York. Ces dernières peuvent contenir des centaines de mini-bombes qui s'éparpillent sur de vastes zones. Elles sont censées exploser lors de l'impact mais un pourcentage important n'explose pas et elles restent donc après le conflit, a-t-il ajouté. « Nous avons vu cela en Afghanistan, au Kosovo, en Iraq, au Laos, au Viet Nam et plus récemment lors du conflit entre Israël et le Hezbollah au Liban », a-t-il dit. La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a fait des efforts considérables pour en retirer une centaine de milliers, mais il en reste encore un million, a dit Jean-Marie Guéhenno. « Cinq casques bleus ont été blessés lors du déminage, et 22 décès sont à déplorer au Liban, outre 139 blessés ». Au Département des opérations de maintien de la paix de l'ONU (DPKO selon l'acronyme anglais), nous faisons face au problème des mines des années après la fin d'un conflit : au Sahara Occidental, à Chypre. « Et tant qu'il reste des mines, c'est une entrave au retour à la vie normale et un danger pour nos troupes », a-t-il ajouté. « En fait, il reste encore des engins non explosés datant de la première guerre mondiale, mais s'ils se trouvent dans des zones peu fréquentées, ça ne pose pas trop de risque. Le plus grave problème est la suspicion que cela soulève » a-t-il dit. Par exemple, si un panneau indique une zone minée, même s'il ne reste qu'une seule mine, cela suffit à rendre tout le champ impropre à la culture et aux activités économiques. « Au Kosovo, nous avons fait des efforts très importants pour enlever les mines déposées en 1999 », a dit Jean-Marie Guéhenno. Ce dernier a rappelé que le service d'action contre les mines était actif dans 30 pays, soit bien plus que le nombre de missions de maintien de la paix. Jean-Marie Guéhenno a indiqué que la Journée internationale sera marquée notamment par l'ouverture d'une exposition à New York, inaugurée par le Secrétaire général. A l'occasion de la Journée internationale pour la sensibilisation aux mines et l'assistance à la lutte antimines, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a enjoint le 4 avril tous les Etats à ratifier les traités existants sur la question, soulignant que les mines faisaient encore 15.000 victimes chaque année, tuées ou mutilées. « Cette Journée est un rappel de ce que, dans près de 80 pays, des millions de personnes vivent encore dans la crainte des mines terrestres et des restes explosifs de guerre », a-t-il déclaré dans un message diffusé hier. « De surcroît, ces engins dévastent les moyens d'existence et bloquent l'accès aux terres, aux routes et aux services essentiels », rappelle-t-il. Soulignant de « grands succès » remportés dans la lutte anti-mines par la signature il y a dix ans de la Convention sur les mines antipersonnel, ratifiée ou ayant reçu l'adhésion de 153 pays, le Secrétaire général a aussi indiqué qu' « environ 40 millions de mines antipersonnel stockées ont été détruites ». « La production, la vente et le transfert de ce type de mines ont presque entièrement cessé. De vastes zones ont été déminées. Les victimes bénéficient d'une assistance, d'une réadaptation et d'une réinsertion améliorées sur les plans quantitatif et qualitatif et un système a été instauré pour aider les Parties à la Convention à s'acquitter de leurs obligations », a-t-il aussi dit. Ban Ki-moon a une nouvelle fois invité tous les Etats à ratifier cette Convention, ainsi que la Convention relative aux droits des personnes handicapées ouverte à la signature le 30 mars dernier, qui vise à garantir les droits de tous, quelle que soit leur infirmité (dépêche du 30.03.2007). « Je redemande à la communauté internationale de se pencher immédiatement sur les effets épouvantables des munitions à dispersion, qui tuent et mutilent aveuglement les civils, avec la même facilité et la même fréquence que les mines terrestres », a enfin déclaré le Secrétaire général. « Face à l'indignation internationale, un ensemble de pays oeuvrent pour un nouveau traité international concernant ces armes, ce qui complète et renforce d'autres efforts en cours », a-t-il rappelé, applaudissant et encourageant « tous les efforts visant à réduire puis à éliminer l'effet sur les civils des munitions à dispersion ». Source : ONU > discutez de ce sujet dans le forum
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