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La moitié des habitants du pays vit sous le seuil de pauvreté, et ce malgré une bonne santé économique qui dure depuis quelques années.
La transition politique
engagée en 2003 semble pourtant être un
facteur de changement et surtout de développement
dans un pays dont le taux de croissance démographique
et urbaine est l'un des plus élevés au
monde.
Les récentes élections sont malheureusement comme souvent au Kenya l'objet d'affrontements sanglants. Les derniers affrontement de la fin de l'année 2007 et début 2008 ont fait au moins 600 morts et forcé au déplacement plus de 250 000 personnes.
Les médias ont commenté une sorte de conflit "ethnique", comme ils tentent de le faire croire un peu partout dès qu'il y a des affrontements liés à la politique.
Or, la pauvreté et la croissance des inégalités font beaucoup plus de dégâts et sont la principale cause de ces affrontements.
La capitale, Nairobi, a doublé sa population
en 10 ans, et est aujourd'hui l'une des plus grandes métropoles
de l'est africain, avec plus de 4 millions d'habitants.
Or, la majeure partie de cette croissance énorme se fait dans les bidonvilles qui parcourent les banlieues, lieux de trafics, violences, milices, pollutions en tout genre, et de laisser-faire des autorités, qui tentent ainsi de stigmatiser des populations et de les monter les unes contre les autres afin de s'en servir politiquement.
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