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Le Burundi tarde toujours à se relever d'une décennie de guerre.
L'économie repose à 35% sur l'agriculture et 90% de la population est rurale. Ce qui n'empêche pas un fort mouvement de migration vers la capitale Bujumbura, entraînant des complications dans l'accueil de ces migrants. La ville n'est pas calibrée en terme d'infrastructures pour recevoir autant de monde aussi vite. La santé, l'hygiène, l'éducation, les transports, tout manque et les investissements nécessaires sont inexistants.
L'aide au développement en provenance de l'international reste minime, le Burundi n'étant pas un pays de confiance pour les investisseurs et les bailleurs de fonds externes.
Il ne possède en outre aucune vraie ressource naturelle en dehors de son agriculture, ce qui n'aide pas son développement.
Le tourisme ne peut pas non plus décoller, les infrastructures nécessaires étant elles aussi soit détruites, soit à construire.
Le Burundi doit donc se lancer dans un mode de développement plus durable, à plus long terme, et notamment créer les conditions de celui-ci par l'investissement massif dans l'éducation des jeunes, à l'heure actuelle trop défaillante. C'est la condition d'un meilleur avenir, mais les dirigeants le comprendront-ils ?
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