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Véritable dictature, déguisée depuis quelques années sous un couvert républicain de bon aloi, le Gabon a été dirigé de 1967 à 2009 par le même homme : Omar Bongo. La corruption, le népotisme et la répression de toute opposition furent ses principes de gouvernance, principes soutenus par la France, ancienne puissance coloniale. Plus de la moitié des
gabonais vivent sous le seuil de pauvreté. C'est un comble dans un pays
dont la richesse principale, le pétrole, fait grimper le PIB par
habitant à 8 085 $USD en 2008, l'un des plus élevés d'Afrique.
La redistribution de cette richesse est particulièrement inégale, ce
qui contribue à l'augmentation de la pauvreté dans les zones rurales,
mais aussi et de plus en plus dans les bidonvilles qui s'étalent à
Libreville, la capitale. Celle-ci compte désormais près de 50% de la
population totale du pays, avec plus de 730 000 habitants.
Pourtant, le pays a des ressources, des richesses naturelles, et surtout de l'espace, avec moins de 6 habitants au km2.
Mais l'exploitation de ces richesses a surtout été le fait des anciens
colonisateurs, notamment les français, qui y ont installé de grandes
entreprises qui exploitent et exportent le pétrole, comme Total, et qui contrôlent
aujourd'hui encore l'activité économique du Gabon.
La forêt est immense, et cette richesse aiguise l'appétit des
compagnies internationales dont les pratiques sont souvent douteuses, exportant
toujours plus de bois tropicaux précieux de manière illégale.
Enfin le tourisme, notamment l'écotourisme, est une phase de
développement que souhaite le gouvernement pour les années à venir. Le
pays vient de créer de nombreuses réserves couvrant une partie
importante de son territoire. Un premier pas vers le développement durable.
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