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La forte augmentation des prix du pétrole ces dernières années a permis au pays de commencer à se redresser économiquement. La sécurité s'est également nettement amélioré, les attentats et combats entre l'armée régulière, l'armée des Etats-Unis, et les insurgés se faisant moins nombreux. Ils prennent désormais des formes moins guerrières, et plus "maquisardes", par exemple par des enlèvements, de plus en plus nombreux. Par
ailleurs, les villes d'Irak ont depuis une dizaine d'années connu une
très forte croissance, dont un doublement de population pour certaines. Les chiffres restent des estimations, car il n'y a pas eu
de recensement depuis 1987, date à laquelle le pays comptait environ 17
millions d'habitants. Il en compte aujourd'hui un peu plus de 28
millions.
La situation sanitaire, notamment pour les pauvres, les femmes, les enfants et les
personnes agées, est extrêmement préoccupante : le taux de mortalité
infantile est particulièrement élevé pour un pays disposant d'un tel
potentiel pétrolier, et les médicaments, malgré des accords avec l'ONU, manquent encore cruellement pour soigner les infections. De nombreux médecins, professeurs, intellectuels, ingénieurs sont en effet partis, chassés par la guerre et parce qu'ils sont de plus en plus pris pour cible par les insurgés.
La question des kurdes est aussi l'une des préoccupations (malheureusement secondaire) de la
communauté internationale, au regard des nombreuses exactions
perpétrées contre ce peuple à qui l'on refuse le droit d'exister dans
les trois pays oû il est implanté, soit l'Irak, la Turquie et l'Iran.
Les kurdes tentent de s'organiser pour créer un état indépendant au
sein de l'actuel Irak, mais les difficultés, ainsi que les divisions
politiques internes, augmentent au fur et à mesure.
Les Etats-Unis ayant fait des promesses vagues aux kurdes en échange de leur aide lors
de l'offensive contre le pouvoir dictatorial de Saddam Hussein, la
situation ne semble pas réglée de sitôt.
L'autonomie leur a été accordée avec la nouvelle constitution.
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