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Emirat de taille modeste, le Koweït possède pourtant des ressources pétrolières gigantesques. Ces ressources ont notamment attisé les convoitises à la fois de l'Irak, qui réclamait le retour de cette ancienne province irakienne en son sein en 1990 en réalisant son annexion par la force, et des puissances occidentales, soutenues par l'ONU. La première "Guerre du Golfe", en 1991, a ainsi chassé les militaires irakiens du sol koweîtien. Sur le plan démographique, après une baisse drastique du nombre d'habitants suite à cette guerre, la population est repartie à la hausse. 60% de la population est étrangère, et ce sont principalement
des hommes qui viennent travailler au Koweït. Cette situation exceptionnelle amène un déséquilibre dans
la répartition hommes-femmes dans le pays. En effet, on ne compte que
40% de femmes. La situation des travailleurs étrangers est d'ailleurs un facteur de
tension dans un pays qui est dirigé d'une main de fer par la famille
royale. La richesse tirée des revenus pétroliers et gaziers est principalement concentrée
entre ses mains, ce qui bloque l'épanouissement de tout un peuple et
la diversification nécessaire de l'économie pour le développement du pays et
l'accueil des jeunes générations qui arrivent dans le marché du travail. 19%
seulement des koweïtiens travaillent, dont 80% dans le secteur publique. Le
reste des emplois est assuré par la foule des travailleurs étrangers. L'occupation irakienne avait pratiquement détruit
le pays, du moins ses infrastructures, et fait fuir les étrangers pour la plupart. Les droits de l'homme et surtout de la femme sont une autre préoccupation
majeure dans un pays où la religion est l'un des fondements de l'état,
et où l'extrémisme religieux est de plus en plus présent.
De timides réformes vont dans le sens de plus de démocratie, un terme qui en réalité
ne convient pas à cette situation. Cependant, pour la première fois de son histoire, le parlement va accueillir des femmes dans son enceinte, à la suite des élections de mai 2009.
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