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Après des années de guerre civile (1989-2003), qui ont fait au bas mot
200 000 morts et un tiers de la population totale déplacée, détruit la capitale et les infrastructures dans leur quasi intégralité, les élections présidentielles démocratiques, sous la supervision de l'ONU, ont été un formidable espoir pour des millions de libériens.
Monrovia est l'une des seules au monde, sinon la seule, capitale d'un état n'ayant pas d'électricité et d'eau courante.
La tâche des autorités nouvelles, dirigées par la seule femme présidente en Afrique, est immense, et les attentes sont grandes.
Le pays ne dispose d'aucune infrastructure de transport (à peine 200 km de routes goudronnées) digne de ce nom.
Pourtant, les richesses naturelles, le diamant et l'or en particulier, sont abondants dans son sous-sol.
Mais Charles Taylor, l'ancien dictateur, a pillé une grande partie du pays pour son compte.
Le redressement s'effectue malgré tout, et la communauté internationale soutient cet effort, même si 80% de la population reste encore dans la pauvreté.
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