La "Guerre au terrorisme" initiée par les Etats-Unis et illustrée par plusieurs conflits majeurs comme l'Afghanistan et l'Irak a fait pression sur la diplomatie libyenne en 2002 et 2003.
Les comportements ont changé, le pays aspirant à plus de respectabilité
sur la scène internationale.
C'est d'ailleurs grâce au soutien des pays
africains que la Libye a reçu, de manière très controversée, la
présidence de la commision des droits de l'homme de L'ONU.
Le pays est
pourtant dirigé depuis 1969 par un dictateur, Mouammar al-Kadhafi, mais
il semblerait que la diplomatie soit au-dessus des droits humains les
plus élémentaires.
Par ailleurs, la Libye continue de tisser des liens plus étroits avec
l'Union Européenne, avec notamment un projet de gazoduc entre les deux
continents, destiné à approvisionner le gigantesque marché européen.
Le pays ne manque pas d'infrastructures, financées en grande partie par
les revenus du pétrole et du gaz.
Il attire désormais les investisseurs
étrangers, ce qui lui permet de relayer sa croissance économique pour
les prochaines décennies.
Les revenus en forte hausse du pétrole y sont
pour beaucoup.
Enfin, la transition du pouvoir ne saurait tarder, et la famille
Kadhafi (les fils du dictateur) semble vouloir conserver ce pouvoir,
contre tout principe démocratique, évidemment.