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Plus petite république du monde avec à peine 21 km2, perdue loin au large dans l'océan Pacifique, Nauru a vécu un 20ème siècle étonnant, avec des revenus gigantesques générés par l'exploitation des mines de phosphate. Aujourd'hui, ces activités minières, qui ont détruit l'environnement de l'île, ont pratiquement cessé, et le pays peine à trouver des activités économiques nouvelles. La trop grande dépendance passée vis-à -vis du phosphate dessert l'île et bride son développement actuel et futur. Le pays doit rembourser des emprunts conséquents, et vendre pour cela une partie des biens acquis à l'étranger pendant la période faste. Les fonds mis de côté pour assurer un revenu aux habitants pour l'après phosphate ont par ailleurs pour beaucoup disparu à cause de la corruption, d'une mauvaise gestion et de détournements. Pendant quelques années, Nauru avait cru trouver un bon moyen de rebondir financièrement, avec l'instauration d'un véritable paradis fiscal, mais le centre financier offshore est désormais fermé. Le pays hébergeait également un centre de détention extra-territorial d'immigrants "clandestins" refusés par l'Australie pour le compte de ce dernier pays. Ce centre, qui employait jusqu'à 1000 personnes, à fermé en 2008. La barrière de corail qui entoure l'île est dans un état lamentable, détruite en partie par les rejets industriels. On trouve également de nombreux déchets en plastique dans les eaux du littoral, au point que leur couleur à changé ! Les eaux usés ne sont pas retraitées, l'urbanisation est importante, et les déchets s'accumulent en monticules dont les autorités ne savent que faire. Un pseudo-paradis qui aura besoin d'aide pour remettre en état son environnement et redevenir attirant, et notamment pour les touristes, qui pourraient aider à relancer le pays.
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