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L'Ouganda est depuis quelques années une démocratie, mais celle-ci semble être un jouet dans les mains du président actuel, un général au pouvoir depuis 1986. Celui-ci, élu avec 70% des voix, empêchait les médias publics de diffuser des reportages sur ses adversaires pendant la campagne de 2001. Les médias privés, eux, ont eut une relative liberté de parole. Le nord du pays est en proie depuis plus de 25 ans à un conflit particulièrement brutal, opposant des forces rebelles séparatistes aux forces gouvernementales. On dénombre encore de temps en temps des exactions contre les civils, des enrôlements forcés d'enfants dans les troupes militaires, garçons comme filles. La paix, qui reste actuellement très fragile, est le seul espoir d'un peuple qui est à bout. Les relations avec ses voisins sont relativement tendues, notamment à cause des guerres au Soudan, au Rwanda et en République démocratique du Congo. Le pays participe d'ailleurs activement aux massacres parfois perpétrés dans ces pays, par l'intermédiaire de milices financées par le gouvernement. Il accueille par ailleurs un grand nombre de réfugiés de ces pays. D'un point de vue économique, l'Ouganda apparaît comme un nain, alors qu'il possède une population très importante. Doté de très peu d'infrastructures, notamment de transports, sanitaires et sociales, il n'a que peu de ressources naturelles en dehors de l'agriculture et un peu de pétrole récemment découvert. Heureusement, la croissance économique est au rendez-vous depuis plusieurs années, et le pays connaît un boum économique actuellement, ce qui favorise l'amélioration des conditions de vie d'une partie de la population, principalement urbaine.
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