|
La réalité est dure pour la plupart des Péruviens, et notamment pour les Amérindiens. Ceux-ci vivent le plus souvent dans la misère, et lorsqu'ils ont du travail, les conditions sont éprouvantes et limitent leur espérance de vie par rapport au reste de la population. Les bidonvilles de Lima grossissent, malgré le miroir aux alouettes que font miroiter les dirigeants du pays, qui veulent développer les investissements étrangers dans le domaine énergétique et fournir des millions d'emplois qui restent hypothétiques. Les ressources naturelles du pays sont en effet importantes, et à l'inverse de nombre de ses voisins, le pays cherche plutôt à les privatiser. Pourtant, une multinationale pétrolière étrangère est en procès pour avoir rejeté ses déchets industriels de manière continue pendant 30 ans dans la forêt, polluant une grande partie de la jungle sans se soucier de l'environnement et des populations indigènes qui y vivent. Une leçon qui devrait servir à se protéger à l'avenir, en limitant la confiance dans des intérêts étrangers qui n'enrichissent que rarement les populations locales. La très forte croissance économique des dernières années, qui dépend un peu trop des exportations énergétiques, ne pourra continuer indéfiniment, et les écarts se creusent entre les plus riches et les plus pauvres, au risque d'augmenter les tensions sociales.
|