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Jusqu'à il y a peu bon élève africain en matière de croissance économique, le Sénégal voit celle-ci baisser depuis 2009. Cela remet en cause une amélioration très nette ces dernières années en matière d'infrastructures dans de nombreux domaines partout dans le pays, et notamment dans la région de la métropole Dakar. Celle-ci a vu sa population exploser et passer à 3,2 millions d'habitants actuellement. Le nombre de touristes, envisagé rapidement à 1 million par an il y a quelques années, à reculé légèrement. Ceux-ci sont en effet confronté à une baisse de la qualité des infrastructures, peu d'investissements de mise à niveau étant faits. L'industrie, fortement dépendante de l'étranger, repose en grande partie sur le phosphate, qui permet de produire de l'acide phosphorique. Mais de nouveaux projets d'explorations dans les domaines du pétrole et de l'uranium permettent d'éclaircir l'avenir. Cependant, celà ne suffira pas à créer des emplois pour les 50% de chômeurs que compte le pays.
Des
centres d'appels européens et notamment français viennent s'installer à Dakar, pour profiter d'un
réseau téléphonique entièrement numérique et d'une main d'oeuvre très
bon marché et sachant parler le français.
Mais globalement les infrastructures sont encore
sous-développées. Routes et autoroutes, nouvel aéroport international,
port en eaux profondes, voies ferrées etc... sont en chantier.
Le PIB par habitant croît tout de même et vient de dépasser, enfin, les 1000$/habitant.
Mais la population, dont le taux de croissance est enfin descendu, continue de souffrir du manque d'infrastructures sanitaires et sociales.
Le pays doit donc investir dans sa jeunesse, qui représente 50% de la
population, et surtout dans l'éducation car le taux d'analphabétisme - très élevé notamment chez les hommes (68% environ, soit deux hommes sur trois qui ne savent ni lire, ni écrire) - bride fortement son développement, s'il veut limiter,
voire stopper, l'émigration forcée de nombreux jeunes.
Cette émigration
vers l'Europe qui se solde parfois par la mort lors de traversées en bateau dangereuses, non seulement de par les types d'embarcations utilisées, mais aussi du fait des passeurs, véritables brigands qui les rançonnent et n'hésitent pas à les jeter à la mer. Enfin les autorités de Dakar doivent composer avec la Casamance,
au sud du pays, depuis longtemps en lutte pour son indépendance, et qui est le théâatre d'un véritable
conflit armé entre les indépendantistes et l'armée
régulière sénégalaise.
De nombreux civils souffrent naturellement de cette
situation, qui semble s'améliorer depuis quelques
temps. Cependant, le conflit est loin d'être entièrement
réglé.
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