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Depuis quelques temps, et l'instauration à nouveau d'une présidence et la mise en place d'un nouveau gouvernement, l'état somalien revient lentement à la vie. Il reste que la situation est difficile, même à Mogadiscio. Il y a eu ces dernières années une multiplication des divisions entre
clans dans tout le pays, notamment dans la capitale. Des
régions entières, comme dans le Nord qui s'est auto-séparé pour former
le Somaliland, semblent ne plus appartenir au pays. Pour le moment,
rien n'est officiellement reconnu par les institutions internationales, que ce soit le Somaliland ou le Puntland (nord-est).
Les combats font rage plus ou moins en permanence depuis plus de dix ans, les rues de Mogadiscio sont un endroit peu sûr.
La population civile souffre bien évidemment de cette situation catastrophique d'un point de vue humanitaire. Mais les réserves en ressources naturelles sont faibles, et donc peu
attirantes pour décider les pays les plus riches de s'occuper d'une
remise en état du pays et de ses institutions. L'ONU en est réduite à s'occuper au cas par cas de l'aide humanitaire, sans pouvoir contrôler réellement la situation.
Par contre, l'absence ou presque d'état est opportunément utilisée par un grand nombre de traficants ou de marchands en tous genres, qui ont pris comme base les grandes villes, notamment Mogadiscio, pour exercer leurs trafics sans payer de taxes.
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