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Le pays a connu une guerre civile de 1992 à 1997, et la paix qui existe depuis reste fragile. Diverses factions, représentées par des leaders, sorte de potentats locaux dans les différentes régions, se disputent le pouvoir à Douchanbé, la capitale. Dans les régions, la démocratie et les droits humains ne sont pas respectés, et seule la capitale profite d'un semblant de calme et de démocratie. Le président actuellement en exercice depuis 1994, Emomalii Rahmon, est en réalité un dictateur qui se camoufle derrière un semblant de démocratie. L'état et le gouvernement sont gangrénés par la corruption, et la pauvreté très importante reste le moyen le plus sûr de maitriser une population qui grossit à vive allure, de près de +2% par an. La proximité avec l'Afghanistan, que les puissances militaires occidentales occupent dans leur guerre contre les talibans, a permis au pays de prendre sa place dans la région d'un point de vue stratégique. Ainsi, l'aide occidentale et désormais chinoise est enfin parvenue au Tadjikistan, et les populations commençaient lentement à reprendre espoir. Mais depuis la crise économique mondiale fait des ravages et le taux de chômage monte en flèche. Pourtant le pays possède des atouts : il exporte du coton, et constitue un véritable château d'eau, qui pourrait servir à fabriquer et même exporter de grandes quantités d'hydroélectricité. Malheureusement les infrastructures sont particulièrement désuètes et mal entretenues, et le potentiel n'est que peu exploité.
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