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Les relations des dirigeants tchadiens avec les pays voisins sont souvent tendues. En effet, le Tchad participe de manière armée de près ou de loin à un certain nombre de conflits, parfois "cachés", dans la région. Le nord du pays est sous contrôle militaire permanent, même si des accords ont été signés avec des rebelles locaux. Les troubles actuels au Darfour, Soudan, font affluer un grand nombre de réfugiés à la frontière avec ce pays. Les conditions sanitaires sont au minimum épouvantables, les moyens manquant cruellement face à l'abandon humanitaire des grands pays.
Dans le sud, des groupes rebelles armés contrôlent certaines régions, et les populations civiles sont les premières victimes d'exactions. Le pays connaît en outre régulièrement des tensions entre une rebellion en perpétuelle préparation d'un coup d'état et le gouvernement. Les militaires français, sans entrer directement dans les combats, ont soutenu le gouvernement en place par du renseignement militaire et du soutien logistique aérien. Du point de vue économique, la croissance de 2004 (+15%) a été très importante, et elle a continué plusieurs années. Mais depuis deux ans, elle est désormais en panne, malgré la production pétrolière. En effet, le Tchad fait partie de ces nouveaux pays producteurs de pétrole, et l'enrichissement ne se fait pour le moment pas au profit de tous. Enfin, du point de vue de l'environnement, le lac Tchad, seul grand lac du Sahara, rétréci chaque années de façon dramatique. Il ne représente aujourd'hui plus qu'une fraction de sa taille normale, et le processus, destructeur pour tous les écosystèmes comme pour les populations environnantes, s'accélère.
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