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Depuis quelques années, la population la plus pauvre,
celle des campagnes, se rue vers les villes et fait gonfler de manière
importante la taille de celles-ci.
Certaines villes autrefois gros bourgs perdus dans la brousse ont
aujourd'hui plusieurs centaines de milliers d'habitants, pour lesquels
les équipements de base n'existent pas.
L'eau, les égouts,
les routes, les services sont inexistants.
Les dirigeants sont débordés
par le phénomène, qui se généralise d'ailleurs partout
en Afrique.
Les populations les plus défavorisées viennent chercher
du travail en ville, travail qu'elles ne trouvent pas toujours.
Les bidonvilles qui enserrent la plus grande ville du pays, Cotonou, gonflent de manière exponentielle.
Cotonou est désormais une grande ville de plus d'1 million d'habitants, et sa population qui croît à un rythme effréné
entraîne des problèmes de pollution, de trafic, de distribution
et d'épuration de l'eau etc...
Le pays a cependant quelque peu profité de la crise en Côte
d'Ivoire.
En effet, le port de Cotonou a fortement augmenté
son activité au dépend de celui d'Abidjan, ce qui a
contribué à la création de nombreux emplois dans
la région.
Mais outre ce port, l'activité économique reste dépendante des exportations de coton, qui représentent 75% des revenus du pays. Cette monoculture freine le développement du pays, qui peine à concurrencer les Etats-Unis et l'Europe, largement subventionnés dans ce domaine.
La diversification de l'économie est une étape nécessaire pour lancer le Bénin sur la voie d'un développement plus durable.
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