La Colombie
d'aujourd'hui balance entre la guerre civile qui se tient entre les
paramilitaires (extrème droite), les FARC (Forces Armées
Révolutionnaires de Colombie, marxistes) et le pouvoir central de
Bogota.
Ce dernier a les mains liées par les Etats-Unis, qui
souhaitent contrôler à la fois la propagation de la coca, qui permet la
production de la cocaïne, drogue puissante et dangereuse qui inonde les
marchés occidentaux, et la propagation des FARC, qualifiés de
"terroristes" par l'administration étatsunienne.
Les paramilitaires sont actuellement en cours de démobilisation, et
malgré leurs exactions (assassinats et massacres de villageois, crimes
contre l'humanité, torture, viols et nombreux enlèvements), et leur
rôle dans la production de drogue, ils sont pour la plupart amnistiés
et retournent à la vie civile.
De leur côté, les FARC prennent de l'ampleur en recrutant de plus en
plus de villageois, dont une forte proportion de femmes (40% de leurs
15 000 à 18 000 combattants selon des estimations). Ils financent entre
autres leurs actions par les enlèvements (économiques mais aussi
politiques comme pour Ingrid Bétancourt), ainsi que la production et la
vente de drogue. Ils occupent de plus en plus de territoires (40%),
notamment ruraux, et gênent considérablement le gouvernement, qui ne
veut pas négocier avec eux, sous l'influence des Etats-Unis.