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L'ère Hosni Moubarak est définitivement terminée. Le pays vient d'élire un nouveau président, Mohamed Morsi. Le chemin vers la démocratie a été long et difficile, mais l'Egypte semble désormais sur la bonne voie. Certes, les partis se réclamant de l'Islam ont pris le pouvoir, ce qui est difficile à accepter pour les pays occidentaux, particulièrement Israël, qui y voient une menace. Un comble pour des pays qui prônent si souvent la démocratie chez les autres, mais n'en acceptent que rarement les résultats s'ils leurs sont défavorables.
Par ailleurs, l'économie se relève depuis quelques temps, grâce notamment à une augmentation des prix du pétrole, et aux revenus générés par le canal de Suez.
L'industrie
touristique, l'une des premières du pays, n'est pas en grande forme, même si elle se remet lentement. Les
visiteurs sont toujours nombreux, mais la montée de l'intolérance et de
l'extrémisme religieux ne fait qu'aggraver la situation.
D'autre part, la pauvreté est encore terriblement présente, notamment
dans les grandes villes comme Le Caire, principale métropole africaine,
avec plus de 16.4 millions d'habitants désormais.
La pollution et l'empiètement de l'habitat sur des zones agricoles,
dans un pays où le désert est omniprésent, et donc l'agriculture une
priorité, sont des problèmes majeurs auxquels les dirigeants ne
s'attaquent pas avec suffisamment de volonté et surtout, de succès.
Il y va pourtant de la survie d'une partie importante de la population,
ainsi que d'une amélioration attendue par celle-ci de la qualité de vie.
Enfin, le problème de l'excision des petites filles reste un souci majeur pour la condition des femmes dans ce pays, où 9 d'entre elles sur 10 se font toujours exciser. Cette pratique abominable est pourtant interdite, mais les mentalités mettent toujours autant de temps à évoluer.
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