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La fin de la guerre, qui durait depuis l'indépendance en 1975 (ancienne colonie portugaise),
a enfin été signée (2002) entre les deux mouvements qui se disputaient encore le
pays (MPLA et Unita).
L'actuel président, José Eduardo Dos Santos, reste en place, et
dirige un pays dont l'état économique, sanitaire et sociale reste globalement catastrophique. La guerre a tout
détruit, et des centaines de milliers de personnes sont mortes, ainsi
que des millions d'autres déplacées. L'armée est surpuissante dans ce pays (100 000 hommes) qui cherche à devenir une sorte de gendarme
régional en Afrique australe. Le pays manque de tout, mais il possède tout de même d'énormes réserves de pétrole, principalement dans la province de Cabinda, qui lui assurent 80% de ses revenus.
L'armée combat d'ailleurs sporadiquement les indépendantistes de l'enclave de Cabinda.
En 2007, la croissance économique avait été de 24.3%, ce qui avait fait renouer
l'espoir que le pays a les moyens de se remettre à flot. Depuis, la crise mondiale est passée par là , mais c'est désormais fini. La croissance est de nouveau de retour, et l'Angola peut compter sur l'exportation de ses ressources naturelles.
La capitale Luanda, en voie de métropolisation et qui va bientôt atteindre les 5 millions d'habitants, est désormais un immense chantier, on va même jusqu'à lancer la construction de la plus haute tour du continent, qui devrait mesurer 325 mètres de haut une fois achevée.
Cette tour est censée reflèter le renouveau économique du pays.
Reste que les infrastructures sont encore dans un état pitoyable et qu'il est difficile de se déplacer, autant dans la capitale que partout dans le pays.
Par ailleurs, les dirigeants ont trouvé une nouvelle légitimité internationale, notamment auprès de l'ONU, après des années de tensions diplomatiques liées à la guerre et au soutien des occidentaux au mouvement Unita, qui était particulièrement féroce avec les populations civiles.
Enfin, les millions de personnes qui survivaient dans les camps de
réfugiés sans aide humanitaire dans bien des cas ont enfin pu rentrer chez elles. Elles sont plus de 4 millions dans ce cas.
Leurs conditions de vie sont toujours très difficiles, les maladies comme le sida, qui se répand à grande vitesse, le choléra ou la malaria font des ravages.
Bref, un pays dont le potentiel est très important et qui croit désormais en son avenir. Reste à savoir s'il va créer un avenir pour tous ses citoyens.
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