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Le pays connaît depuis plus d'un an une crise politique majeure, avec un coup d'état militaire perpétré le 28 juin 2009. Le président Manuel Zelaya, démocratiquement élu, a été arrêté par les militaires au petit matin du 28 juin à son domicile, puis expulsé. il vit aujourd'hui en exil en République dominicaine. Les militaires ont agit sur ordre de la Cour suprême, qui a mis en place un nouveau président par intérim, Roberto Micheletti. Celui-ci a cédé sa place à Porfirio Lobo Sosa début 2010 après de nouvelles élections entâchées d'irrégularités, mais soutenues par les Etats-Unis. De fait, l'ancien état de droit, déjà fragile, semble être devenu une dictature à nouveau. Les droits humains élémentaires sont de plus en plus bafoués, et de nombreux journalistes, d'opposition faut-il le préciser, ont été assassinés depuis le début 2010. Le Honduras est riche en ressources naturelles : mines, forêts (la déforestation illégale est un souci majeur), agriculture, industries, notamment du textiles, sont les points forts de son économie, qui a ces dernières années connu des taux de croissance élevés, de l'ordre de 5 à 6.3%. Pourtant, la grande majorité de la population ne voit pas son niveau de vie augmenter, 77% des honduriens vivant sous le seuil de pauvreté. Les paysans vont régulièrement grossir les bidonvilles qui pullulent autour des grandes villes, particulièrement la capitale Tegucigalpa, dont la population a explosé pour atteindre les 2.2 millions d'habitants. Les infrastructures, notamment sanitaires, sociales, d'éducation, de transports etc... sont totalement inadaptées, et de nombreux problèmes risquent d'être difficiles à résoudre : délinquance, prostitution, sécurité, assainissement de l'eau, pollution, trafic automobile. Le pays est trop souvent géré par les autoritées à la manière d'une "république bananière", et la corruption reste endémique au Honduras. Le coup d'état récent freine clairement le développement du pays, de par son isolement dans la communauté internationale, et notamment de ses voisins.
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