La fièvre hémorragique
à virus Ebola, l’une des maladies
virales les plus virulentes affectant l’homme,
provoque la mort dans 50 à 90 % des cas
cliniques. Le virus Ebola est transmis par contact
direct avec le sang, les liquides organiques et
les tissus des sujets infectés. Lors de
précédentes flambées, des
agents de santé ont été infectés
après avoir été en contact
avec des liquides organiques de malades qu’ils
soignaient.
Plusieurs experts de la prise
en charge des cas cliniques, de l’épidémiologie
et de la mobilisation sociale du réseau
mondial d’alerte et d’action de l’OMS
sont déjà arrivés en République
du Congo ou se rendent sur les lieux de la
flambée pour aider les autorités
à prendre les mesures de lutte qui s’imposent.
Les experts de la prise en charge
des cas aideront les agents de santé et
assureront une formation aux soins en isolement.
Du matériel supplémentaire pour
les soins en isolement – masques, gants,
combinaisons et visières notamment –
a été envoyé dans le pays
et est acheminé vers la zone touchée.
Des anthropologues médicaux
arriveront avec l’équipe de l’OMS.
Leur rôle consistera à montrer aux
gens comment éviter la propagation de l’infection
. Il s’agira notamment d’identifier
les pratiques concernant les sépultures
qui sont sans danger et celles qui ne le sont
pas.
C’est la deuxième
fois en 15 mois que cette région est touchée
par la fièvre à virus Ebola. La
précédente flambée qui a
commencé dans un pays voisin en décembre
2001 s’était étendue à
la République
du Congo où l’on avait recensé
59 cas, dont 50 mortels.
Au début du mois, des décès
de gorilles ont également été
signalés au nord de Mbomo, le deuxième
foyer de la flambée. En décembre,
le virus Ebola a été mis en évidence
lors de tests effectués sur des primates
morts que l’on avait trouvés dans
la zone.