5
février 2004
-
Grippe aviaire : les réactions d'autres pays.
Delphine
Catalifaud - PopulationData.net
Alors
que l’OMS
et les organismes et experts réunis à
Rome mardi 3 février relativisaient les chances
de propagation du virus d’humain à humain
(mais le cas des deux sœurs vietnamiennes reste
problématique…), l’Europe,
dans le même temps, maintenait son embargo jusqu’au
15 août prochain à l’égard
des volailles et des oiseaux de compagnie en provenance
d’Asie du sud-est.
En
France, la Direction de
la Santé entreprend de mettre en œuvre
un plan de prévention de la grippe aviaire,
en s’inspirant de ce qui a déjà
été fait pour l’épidémie
de la pneumopathie atypique, alias SRAS
(Syndrôme Respiratoire Aigu Sévère)
l’an dernier.
A l’heure actuelle, le pays possède un
médicament antiviral (transmission animal-humain
de la grippe aviaire), commercialisé sous le
nom de Tamiflu, qui a déjà fait ses
preuves tant au niveau de la prévention que
du traitement. Mais les stocks, évalués
à 130.000 unités, sont bien insuffisants
et devraient être prioritairement distribués
aux enfants, principales victimes, en cas d’arrivée
du virus sur le sol français.
De
l’autre côté de l’Atlantique,
au Canada, les autorités
fédérales et provinciales mettent elles
aussi en place un plan de sécurité contre
la grippe aviaire. Cela passe d’abord, dans
les hôpitaux, par la distribution de masques
et de savon hypoallergénique aux patients présentant
les symptômes de la grippe humaine. Par ailleurs,
l'Agence Canadienne d'Inspection des Aliments prévoit
une politique d'abattage si le virus venait à
s’abattre sur le Canada.
La
Belgique, touchée
au printemps dernier par le virus, tout comme l’Allemagne
et les Pays-Bas, a quant
à elle invité le secteur avicole à
être très vigilant. Parmi les mesures
les plus significatives, on notera la présence
de pédiluves de désinfection aux entrées
et sorties des poulaillers, en permanence fermés
à clef, la tenue d’un registre des visiteurs,
l’interdiction d’importations, dans la
lignée de la décision de l’Union
Européenne, de viande de volaille, de ratites,
de gibier à plume sauvage et domestique, de
viande de volaille transformée, et des produits
de viande de ces animaux. De même, l'importation
de produits de volaille non-traités destinés
aux aliments pour animaux ainsi que les œufs
de consommation humaine est interdite.
En
Afrique, aucune mesure
spécifique à ce jour n’a été
annoncée.
Sources
:
Organisation
Mondiale de la Santé : www.who.int
Ministère de la santé français
: www.sante-gouv.fr
Santé Canada : www.hc-sc.gc.ca
Site d’information scientifique : www.futura-sciences.com
Site du groupe de presse québécois Cyberpresse,
regroupant La Presse, Le Soleil… : www.cyberpresse.ca
Site du magazine Québec Science : www.quebec-science.com
Quotidien d’information et annuaire agricole
: www.agrisalon.com
Quotidien d’information africain : www.lintelligent.com
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