18 septembre 2002 - Le Sida en Europe de l'Est
Le sida se propage très rapidement en Europe de l'Est depuis 1998.
Les populations les plus touchées par cette augmentation sont les jeunes, les personnes qui se droguent par injection, et les professionnels du sexe.
Il s'agit d'un rapport dévoilé aujourd'hui mercredi par l'UNICEF.
La situation des jeunes, 90 % des nouvelles infections dans certains pays comme l'Estonie (1 personne sur 1000 est séropositive), est très préoccupante.
La directrice générale de l'UNICEF, Mme Bellamy, déclare :
«le faible niveau de sensibilisation, aggravé par des comportements de plus en plus risqués, est le signe avant-coureur d'une catastrophe».
Le nombre de séropositifs est estimé à 1 million fin 2001 contre 420 000 en 1998. Dans certains pays, le sida gagne du terrain plus rapidement que n'importe où ailleurs.
Le rapport affirme que le nombre de nouvelles femmes infectées (25 % du total) vient du fait de relations sexuelles à risque, car les femmes se droguent moins par injection.
La prévention, notamment par l'utilisation de préservatifs, est beaucoup moins développée qu'en Union Européenne. Seuls moins de 70 % des adolescents savent que le préservatif est un moyen de se protéger, alors qu'il est de 97 % en France et 87 % en Allemagne.
Les politiques nationales de lutte contre le Sida en Ukraine et Russie, les deux pays les plus touchés, n'ont pas eut d'impact suffisant. Pourtant, dans certains pays comme la Pologne, la Lituanie et le Kirghizistan, les mesures prises très tôt, l'infection n'a pas progressé aussi rapidement.
Le rapport préconise un certain nombre de politiques à mettre en place dans divers domaines :
- Sensibilisation accrue au VIH et prévention, non seulement en informant les jeunes mais aussi en les mobilisant dans des campagnes de sensibilisation et d'éducation par les pairs ;
- S'assurer que les écoles abordent le sujet du VIH de manière plus franche, y compris dans les cours de préparation à la vie active ;
- Mieux tenir compte des différences hommes/femmes et garantir des politiques ciblées pour atteindre les groupes sociaux les plus désavantagés ;
- Créer des services sanitaires et des services de conseil et de suivi qui soient accueillants pour les jeunes;
- Créer des systèmes capables de suivre l'épidémie de façon efficace ;
- Encourager des attitudes plus ouvertes à l'égard des séropositifs et des personnes à haut risque.
«La région dispose d'atouts considérables pour combattre le VIH/SIDA, a dit Mme Bellamy. On y trouve des programmes qui obtiennent de bons résultats, des services de santé importants et une population alphabétisée».
Source : communiqué de presse de l'UNICEF du 18 septembre 2002
Le VIH/SIDA se propage rapidement en Europe Centrale et Orientale et dans la CEI