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24 novembre 2004 - Au Mozambique, des bénévoles font reculer le sida "Je m'appelle Anna Maria, je suis une femme mozambicaine séropositive." Il y a deux ans, cette mère de famille souriante ne pesait que 29 kilos, elle avait perdu ses cheveux, ses forces, et tout espoir de vivre. "Tous les jours, les voisins demandaient à voix basse à ma mère si j'étais morte. " Jusqu'à ce 24 février 2002. Elle était à Rome, mercredi 12 mai, pour apporter son témoignage au moment où la communauté de Sant'Egidio, une ONG italienne composée de laïcs de l'Eglise, faisait un premier bilan de son programme-pilote de lutte contre le sida au Mozambique. Dans ce pays où elle a concouru activement à la signature d'un accord général de paix en 1992, la communauté de Sant'Egidio compte plus de 4 000 membres. "Grâce aux traitements, 413 enfants sont nés sains de mères infectées", a précisé Leonardo Palombi, l'un des responsables du programme. Il estime à 10 000 le nombre des Mozambicains qui seront suivis dans les trois ans grâce, notamment, aux aides fournies par une cinquantaine de sponsors privés et publics, italiens et internationaux. Pour réduire les coûts, Sant'Egidio s'appuie sur un fonctionnement entièrement bénévole. C'est la marque de cette ONG qui dépense moins de 4 % de son budget en frais de structures. Jean-Jacques Bozonnet Source : Le Monde |
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