Guatemala

Nom officielRépublique du Guatemala
Nom propreRepública de Guatemala (es)
ContinentAmériques
Sous-continentAmérique centrale
Population (palmarès : 68e)16 941 157 habitants (2017)
Croissance démographique2,34 % / an
Superficie108 930 km²
Densité155,52 habitants / km²
PIB (palmarès : 72e)68,763 milliards $USD (2016)
PIB/habitant (palmarès)4 147 $USD (2016)
Croissance du PIB3,07 % / an (2016)
Espérance de vie (palmarès)72,50 ans (2017)
Taux de natalité24,20 ‰ (2015)
Indice de fécondité2,90 enfants / femme (2015)
Taux de mortalité (palmarès)5,00 ‰ (2015)
Taux de mortalité infantile (palmarès)21,00 ‰ (2015)
Taux d'alphabétisation83,40 % (2012)
Langues officiellesEspagnol
MonnaieQuetzal (GTQ)
IDH (palmarès : 131e)0,640 / 1 (2015)
IPE (palmarès)69,64 (2016)
Nature de l'ÉtatRépublique
Chef de l'ÉtatPrésident Jimmy Morales
Fête nationale15 septembre (indépendance de 1821), 20 octobre (révolution de 1944)
Codes ISOGT, GTM
GentiléGuatémaltèque
Touristes (palmarès)1 585 000 personnes (2016)
Guatemala – petite

Le Guatemala est un pays d’Amérique centrale entouré par le Mexique, le Belize, le Honduras et le Salvador. Il est baigné à l’est par la mer des Caraïbes, et au sud-ouest par l’océan Pacifique.

Volcans Tolimán (à droite) et Atitlán, Guatemala
Volcans Tolimán (à droite) et Atitlán, Guatemala. Photo : Gringologue

La population est très pauvre. Le taux de pauvreté générale était de 53,7 % en 2011, en légère augmentation depuis 2006 (51 %). Cependant, l’extrême-pauvreté recule, passant de 15,2 % en 2006 à 13,3 % en 2011.

Le Guatemala est confronté depuis longtemps à une série de violences incroyablement brutales contre les populations civiles, et principalement contre les femmes. La société civile est dominée par un machisme néfaste pour le développement du pays. Plus de 3 500 femmes ont été assassinées dans des conditions atroces entre 2000 et 2008, dont plus de 600 sur les neuf premiers mois de 2008, créant une atmosphère de terreur dans tout le pays. Ce sont même parfois des très jeunes filles de 12 ans qui sont violées, torturées, assassinées puis démembrées !

Île de Flores, Guatemala
Île de Flores, Guatemala. Photo : Javier Aroche

Cette horreur prend ses racines dans l’histoire du pays. En 1954, la CIA a renversé le gouvernement et instauré une dictature féroce, pour le compte de la United Fruit Company, qui comptait pour actionnaires l’ancien directeur de la CIA de l’époque, Allen Dulles, et son frère John Foster Dulles, qui dirigeait le Département d’État (ministère des affaires étrangères des États-Unis). La redistribution de terres en friche appartenant à cette compagnie, ainsi que l’instauration de taxes sur les exportations, assimilé à du communisme par les dirigeants étatsuniens, leur a servi de prétexte de lancer un coup d’État au service d’intérêts privés.
La dictature militaire, bien équipée et conseillée par les États-Unis, lance ses armées sur les populations rurales et la guérilla constituée à partir des années 1960, et perpètre un véritable génocide des populations amérindiennes (mayas) au début des années 1980 (200 000 Mayas sont massacrés notamment). Dirigée par Benedicto Lucas Garcia – chef d’état-major formé en France à Saint-Cyr et entraîné en Algérie durant la guerre d’indépendance de ce pays -, l’armée veut s’en prendre symboliquement aux femmes pour démoraliser et détruire la guérilla.

Lac Atitlán, Guatemala
Lac Atitlán, Guatemala

Dès cette époque, la violence faite aux femmes prend toute sa dimension. En débarquant dans les villages, les hommes sont assassinés, et les femmes de tous âges sont contraintes de faire à manger pour les troupes, de danser, puis elles sont violées et assassinées dans des conditions atroces. Ces exactions n’ont jamais été punies, et la démocratie revenue, on retrouve à des postes de fonctionnaires certains des criminels de cette époque.
La corruption est partout, et la justice et la police ne veulent rien faire, faisant d’elles des complices, sinon des participantes actives dans le massacre actuel. En effet, on retrouve dans les méthodes d’assassinats actuelles des similitudes avec cette sombre époque.
Le Guatemala ne se développera pas tant que durera cette violence faite aux femmes et cette impunité qui en découle.

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Aires urbaines (2012)
Aire urbainePopulation
Guatemala4 703 865 habitants
Quetzaltenango679 029 habitants
Cobán-San Pedro Carchá511 780 habitants
Mazatenango312 071 habitants
Huehuetenango225 328 habitants
Flores166 476 habitants
Jutiapa157 968 habitants
Sololá154 054 habitants
Escuintla153 131 habitants
Chichicastenango148 855 habitants
Jalapa147 266 habitants
Retalhuleu146 974 habitants
San Marcos141 439 habitants
Santa Cruz Barillas140 332 habitants
Malacatán139 945 habitants
Coatepeque131 684 habitants
Santa Lucía Cotzumalguapa129 341 habitants
Momostenango128 728 habitants
Nahualá116 582 habitants
Morales115 300 habitants
Sayaxché114 781 habitants
Puerto Barrios104 584 habitants
Santa Cruz del Quiché102 782 habitants
Zacapa99 123 habitants
Ixcán98 543 habitants
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Divisions administratives
DépartementsPopulationSuperficie
Alta Verapaz1 256 486 habitants8 686 km²
Baja Verapaz299 432 habitants3 124 km²
Chimaltenango685 513 habitants1 979 km²
Chiquimula406 422 habitants2 376 km²
El Progreso169 290 habitants1 922 km²
Escuintla761 085 habitants4 386 km²
Guatemala3 353 951 habitants2 126 km²
Huehuetenango1 264 449 habitants7 400 km²
Izabal455 982 habitants9 038 km²
Jalapa355 566 habitants2 063 km²
Jutiapa472 304 habitants3 216 km²
Petén736 010 habitants35 854 km²
Quetzaltenango863 689 habitants1 953 km²
Quiché1 088 942 habitants8 378 km²
Retalhuleu332 815 habitants1 856 km²
Sacatepéquez343 236 habitants465 km²
San Marcos1 121 644 habitants3 791 km²
Santa Rosa375 001 habitants2 995 km²
Sololá491 530 habitants1 061 km²
Suchitepéquez568 608 habitants2 510 km²
Totonicapán537 584 habitants1 061 km²
Zacapa236 593 habitants2 690 km²
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