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Le modèle économique du pays, qui reposait en grande partie sur sa production pétrolière, est désormais dépassé. Il a fallu s'adapter à une forte baisse de la production, couplée à une forte hausse de la consommation, due à une croissance économique solide.
L'Indonésie a même dû quitter l'OPEP, car elle ne remplissait plus les quotas minimums d'exportation requis.
Cette forte croissance économique ne s'est pas forcément accompagnée d'une détente démocratique tant espérée et de plus de droits humains. En effet, cette république a tendance à être trop présidentielle, et les abus de pouvoir sont légion.
Pendant des décennies, le pays a vécu sous la dictature, et les richesses énormes dont il dispose n'ont malheureusement pas été distribuées au bénéfice de la population en général. L'Indonésie est sous-équipée en infrastructures de toutes sortes : éducation, santé, sanitaires, sociales, transports. Le rattrapage qui a commencé ces dernières années doit permettre d'augmenter le niveau de vie, mais des dérapages sont fréquents, la corruption restant endémique.
Enfin, il ne faut pas oublier que la géographie de l'archipel, qui est immense avec plus de 17 000 îles, dont 6 000 sont habitées, et qui lui apporte nombre de ses richesses, est également à l'origine de catastrophes naturelles majeures en terme de coût humain. Tsunamis, tremblements de terre, volcanisme sont très actifs dans la région.
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