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Laurent Gbagbo, ancien président du pays, vient d'être arrêté après des mois de crise politique. Crise qui s'est transformée en affrontements armés dans Abidjan, après que le nouveau président Ouattara, seul reconnu par la communauté internationale après les élections de novembre 2010, ait finalement décidé d'entreprendre une conquête militaire du pays. Celle-ci s'est faite en 4 jours seulement, les troupes ne rencontrant que peu de résistance jusqu'à la capitale. Là , retranchés dans la résidence de l'ancien président ainsi qu'au palais présidentiel situé au coeur de la ville, les partisans de Gbagbo ont lutté les armes à la main contre les assauts des troupes d'Ouattara. Ce dernier a été aidé militairement par les troupes de l'ONU et de la France présentes sur place. Laurent Gbabgo refusait de quitter le pouvoir après sa défaite électorale, il est désormais arrêté et devra répondre des nombreuses violences commises par ses partisans depuis 4 mois. Après des années de guerre civile, qui avait coupé le pays en deux, la situation s'était améliorée, au point que les troupes de l'ONU stationnées en Côte d'Ivoire (ONUCI) avaient allégé leur dispositif, qui compte environ 10 500 personnels civils internationaux et locaux. Avec les ressources naturelles dont elle dispose, la Côte d'Ivoire a les moyens de se remettre sur les rails du développement, si tant est qu'il devient plus durable que précédemment. La population continue à grossir rapidement, et vient, comme partout en Afrique, s'agglutiner autour des grandes villes, dont la métropole Abidjan, qui a désormais dépassé 6 millions d'habitants. Il y a tout à faire ou plutôt à refaire en terme d'infrastructures : transports, santé, social, éducation, rien n'est au niveau d'une telle population. Les dirigeants, qui se sont surtout préoccupés ces dernières années de rester en poste, doivent désormais s'attaquer sans tarder à la réconciliation nationale et au développement du pays. Le nouveau président l'aura-t-il compris ?
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